B) IMPACTS SUR LE PHENOTYPE

 

a) un phénomène indispensable dans le mécanisme biologique

Une mutation génétique, comme nous l’avons expliqué précédemment, est une modification irréversible de l’information génétique contenue dans les chromosomes, plus précisément dans l’ADN.

Cependant toutes les mutations génétiques ne sont pas défavorables à l’être vivant. Certaines d’entre elles sont indispensables pour la survie d’une espèce quelconque sur Terre d’où on peut parler de la sélection naturelle.

La sélection naturelle consiste, de manière sommaire, dans l’élimination des individus d’une espèce les moins adaptés à leur milieu en reconstituant de génération en génération les traits qui ont favorisé la survie d’une espèce. C’est une règle majeur dans la subsistance d’une espèce puisque, sans elle, il y’aurait point de survie lors d’un changement quelconque sur Terre. En somme, elle guide l’évolution des espèces.

 

Ce fut Charles Darwin (1809~1882) qui proposa ce mécanisme et le désigna par le terme de "sélection naturelle" par sa similitude avec la sélection artificielle faite par l’homme depuis des lustres pour divers pratique telles que pour l’agriculture ou l’élevage en élisant pour chaque génération les individus ayant les meilleurs caractéristiques pour qu’ils se reproduisent et en obtenant ainsi une descendance plus adaptifs aux milieux.

La théorie de la sélection naturelle repose sur trois principes fondamentaux qui sont les suivants :

 

*    Le principe de variation : pour que ce principe fonctionne, il faut                                impérativement que les individus se distinguent des uns des autres. Comme nous pouvons l’observer dans la vie courante, aucun individu ne ressemble à un autre sauf dans le cas des vrais jumeaux. Ceci est du au fait que chaque caractère visible sur un individu existe sous plusieurs traits que l’on nomme "allèle ". Par exemple la couleur des yeux, des cheveux, de la peau ou la taille du nez sont des caractères qui possèdent plusieurs traits ou encore allèle.

Ces variations de caractères déterminent, chez l’être vivant, le phénotype. Le principe de variation est la première condition pour avoir une sélection naturelle puisque nous avons besoin que les individus aient des caractères différents au sein d’une même espèce.

 

                                                                                                               

*    Le principe d’adaptation : Il consiste à sélectionner de manière rigoureuse les individus capable de se reproduire en très grand nombre sans difficultés dans un milieux donné grâce à des caractères qui leur sont propres. On dit alors que ces individus possèdent un avantage sélectif par rapport à leurs semblables. On remarque cet avantage à travers la descendance importante de certain individu.                                                                                 En effet, ces individus ont plus de chance d’atteindre l’age adulte plus commodément  puisqu’ils ont des capacités leur permettant de mieux résister à la maladie, de ne pas être une proie facile et de se nourrir plus aisément que leurs congénères. Ils peuvent aussi avoir une plus nombreuse descendance car ils possèdent des caractères capables d’attirer plus d’individu de sexe opposé                                                                C’est dans ce principe d’adaptation seulement que le milieu de vie de l’individu peut intervenir.                                                                                              

 

*    Le principe d’hérédité: Ce principe part du fait que les caractères des individus se doivent d’être transmissible d’une génération à une autre : on dit alors que ces caractéristiques sont héréditaires.

En effet, lors de la reproduction, certains caractères ne résultent pas du génotype (l’ensemble des gènes d’un individu). Par exemple, la culture ou le bronzage sont des caractères qui ne dépendent des gènes de l’individu qu’il transmettra ensuite à sa descendance. Le principe d’hérédité est la troisième condition pour qu’il ait la sélection naturelle.                                                     

 Ces trois principes contribuent aux variations héréditaires ce qui ont  pour résultat de donner un avantage sélectif à certains individus qui le transmettrant ensuite de génération en génération tandis que les variations les moins favorables disparaîtront au fur et à mesure des générations.                                                                                       La sélection naturelle agit après qu’il ait eu une mutation de l’information génétique. Elle permet de sélectionner les individus avec les phénotypes et les allèles les plus adéquats à un milieu donné. On peut donc expliquer par là l’adaptation des espèces à leurs milieux de vie après qu’il ait eu une mutation génétique. Par rapport à Djibouti cette même adaptation expliquerait la résistance de  plus en plus  des  moustiques aux insecticides. On peut expliquer ceci par le fait que ces anophèles aient développé au fur des générations un gène capable de résister contre ses produits.

    Exemple de moustique résistant

 

Il y a aussi l’exemple des acacias épineux. Cet arbre pousse dans les régions semi désertiques et donc sur pratiquement tout le territoire de Djibouti. Cet arbre possède des épines, contrairement aux autres arbres, afin d’économiser l’eau au maximum puisque des épines consomment moins que des feuilles.   

 


       Cliché d’un Acacia Epineux

 

 

L’homme peut être la cause de cette sélection naturelle. On a l’exemple de la phalène du bouleau qui vit en Angleterre. A cause de la pollution que provoque l’homme avec les industries, le nombre de papillons clairs a diminue du fait de la disparition des lichens (blanc) qui s’est induit dans les troncs d’arbre sur lesquels se posaient les phalènes. Cependant à cause de cela ils sont devenus des proies faciles aux prédateurs à cause de couleur blanches. Pour remédier à cela, les papillons ont donc adopté la couleur sombre pour s’adapter à leur environnement.

 

    
                                                     Phalènes noirs                      Phalènes blanches

 

 

Même si ce phénomène de sélection naturelle constitue un avantage pour certain, elle présente cependant certain risques pour d’autres puisque les plus faibles doivent disparaître. De plus nombreux sont ceux qui pensent que cette adaptation de l’espèce après une  mutation génétique n’est que purement aléatoire. Toutefois, ce phénomène n’est pas le seul qui contribue aux nombreuses   mutations génétique favorable.

 

 

LES ORGANISMES GENETIQUEMENT MODIFIE OU OGM, QU’EST-CE-DONC ?

 

 

 

Les OGM (organisme génétiquement modifié) sont apparu dans les années 1990. Ce terme d’OGM est utilisé pour designer un organisme vivant dans les gènes ont été modifiés par l’homme par la voie de la sélection mais aussi par les méthodes du génie génétique. Le génie génétique (ingénierie génétique) regroupe un ensemble de techniques faisant partie de la biologie moléculaire et on a souvent recourt aux connaissance acquis en génétique. Le génie génétique est souvent utilisé pour reproduire ou modifier le génome des êtres vivants. En modifiant les génotypes des êtres vivants, on modifie aussi les phénotypes de ces derniers. Ces méthodes permettent la modification des organismes à l’aide de la transgénèse.

Actuellement, un organisme transgénique est considéré comme étant un organisme qui est porteurs de gènes ne lui appartenant pas. La transgénèse consiste à faire le transfert des gènes héréditaire d’une espèce chez une autre. Ces nouvelles techniques sont souvent utilisées dans le domaine agricole (mais, soja, coton) et dans le domaine médical (insuline…). La transgénèse est l’opération de génie génétique qui est actuellement la plus courante pour obtenir un OGM. L’homme crée les organismes transgéniques en ajoutant une petite portion d’ADN d’un organisme dans l’ADN d’un autre organisme. Ainsi nous pouvons affirmer qu’un organisme transgénique peut être défini comme étant un organisme génétiquement modifié mais l’affirmation contraire n’est pas toujours exacte puisqu’un organisme génétiquement modifié ne résulte pas toujours d’un transfert de gène d’un individu à un autre.

 

Même si certains sont hostiles à cette pratique à cause des risques qu’ils provoquent vis-à-vis de la santé (production de molécule non désirées) ou de l’environnement (dissémination non désirées de gènes), les OGM contribuent à la production de mutations génétiques favorables du fait de leurs mesures à faciliter certaines pratiques dans des domaines telles que nous l’avons déjà cité l’agriculture ou dans le secteur médical.

 

Dans l’agriculture, les OGM servent à créer des végétaux plus résistants. Par exemple, un cultivateur de légumes (patates, tomates, salade…) prend les légumes qui présentent les « meilleures caractéristiques » dans chacune des espèce afin de reproduire ces mêmes gènes dans l’organisme des autres légumes. Les agriculteurs insèrent ces gènes dans l’ADN des autres espèces Ceci a pour but de créer des légumes « parfaits » sous toutes les formes (couleur, formes, goût…). C’est une pratique très coûteuse pour ceux qui s’y investissent.

 Ces produits sont exportés dans le monde entier d’où on peut trouver à Djibouti dans les grands supermarchés comme CASINO ou encore NAPOLEON des OGM.

 

   

                    Photo de maïs, de canola et de soja génétiquement modifié

 

Les OGM sont aussi utilisé dans le domaine médical. En effet, ils peuvent permettre la production de substance médicale telle l’insuline ou encore des hormones de croissance humaine utilisée pour soigner certaines formes de nanisme. Les premiers OGM, créé par l’américain Paul Berg et ses collaborateurs en 1972, consistait déjà à prouvé la possibilité de recombiné in vitro deux ADN d’origines différentes. Actuellement, les scientifiques se servent d’une bactérie dans laquelle ils injectent une petite quantité d’insuline. Cette dernière peut alors se multiplier en très grand nombre dans la bactérie. Ce fut en 1978 que l’insuline humaine est produite pour la première fois par une bactérie transgénique. Cette façon de faire économise énormément d’argent à ces chercheurs. Nous retrouver ces insulines dans n’importe quelle pharmacie.

                                

                               .  Insuline humaine fabriquée à partir d’une bactérie

Il y a aussi la méthode de « l’ADN recombiné ». Si l’on s’en tient à l’exemple de l’insuline, cela consiste à prélever une petite portion de l’ADN d’une personne diabétique et celle d’une personne non diabétique. Ensuite on assemble ces deux morceaux pour ainsi créer ce que l’on appellera l’ADN recombiné. Cet nouvel ainsi crée n’est ni celui du diabétique ni celui de l’individu non diabétique. On injecte ensuite l’ADN recombiné dans l’organisme de l’individu diabétique pour corriger la perte de contrôle dans la régulation du taux de glucose dans le sang.

 

 

 

 

 

 

La recombinaison génétique implique le réarrangement entre deux molécules d’acides nucléiques différentes, créant ainsi deux nouvelles combinaison génétique

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